Meilleure amie et soucis communs
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Meilleure amie et soucis communs
B'jour tout l'monde !
J'vais essayer d'expliquer clairement ce qui me trotte dans la tête, peut-être avec mon humour habituel qui peut paraître déplacé, mais qui à mon avis ne l'est pas...
Depuis ma première année en maternelle, à trois ans, Andréa et moi, on restait ensemble, on papotait ensemble, on jouait ensemble, bref, on était meilleures amies, pour un jour, pour un mois, pour on ne sait combien de temps, mais on l'était, point. On allait à l'école dans not'petit village, on habitait à moins de deux cents mètres l'une de l'autre.
A mes six ans, ma maman à moi, l'est morte d'un cancer. Convenons que ce n'est pas vraiment un évènement agréable, surtout quand vot'famille bien-aimée vous a sorti un jour que 'Maman n'allait plus à l'hôpital parce qu'elle était guérie' alors que la vérité était plutôt du style 'Maman ne va plus à l'hôpital parce que ça ne servirait à rien, et qu'elle préférait mourir chez elle que dans un lit d'hôpital'. Bref, passons.
En troisième et quatrième année (j'suis belge, ça correspond 'au pif' à 8-9 ans), Andréa est partie dans une école à Wavre, et moi, j'ai continué dans ma p'tite école de village. On a continué à se voir, il n'y avait pas de différences, sauf qu'on ne râlait pas sur les mêmes profs, mais ce n'est pas vraiment la base d'une amitié, donc on s'en fichait de ne pas avoir les mêmes profs.
Cinquième, sixième année, première rénovée, deuxième rénovée, on est parties toutes les deux dans une école appellée le CEPES. (je viens d'entrer en troisième rénovée). Et on était toujours amies comme avant. Mais à la fin de notre deuxième rénovée, Andréa a appris que sa maman avait un cancer, et que sa vie se comptait en semaines, en mois, mais plus en années. Une très gentille psychologue lui a expliqué les effets de la maladie, et lui a expliqué qu'il valait mieux qu'elle ne voie plus sa maman parce qu'elle la verrait faible (conseils que je trouve débiles, en connaissance de cause, mais je ne suis pas psy, alors je respecte...sans approuver).
NB : Andréa est partie habiter chez son papa, divorcé, et a changé d'école.
Le souci se trouve dans le fait qu'entendre ma meilleure amie au téléphone pleurer, sans savoir quoi lui dire alors que j'étais dans le même cas, sans savoir lui expliquer que d'après moi, sa maman, elle devrait la voir, que c'est ce que je ferais, qu'elle devrait écouter son coeur plutôt que de m'écouter moi ou sa psy, bref sans savoir la consoler... Sa maman, je la connais bien, je l'aime beaucoup, quand ma maman à moi est morte, je passais beaucoup de temps chez elle... Alors, comment faire pour aider sa meilleure amie, en ayant eu le même cas de figure qu'elle, pour la consoler à propos de quelque chose où je pleurerais bien moi-même... Mais pleurer ne l'aiderait nullement...
J'vais essayer d'expliquer clairement ce qui me trotte dans la tête, peut-être avec mon humour habituel qui peut paraître déplacé, mais qui à mon avis ne l'est pas...
Depuis ma première année en maternelle, à trois ans, Andréa et moi, on restait ensemble, on papotait ensemble, on jouait ensemble, bref, on était meilleures amies, pour un jour, pour un mois, pour on ne sait combien de temps, mais on l'était, point. On allait à l'école dans not'petit village, on habitait à moins de deux cents mètres l'une de l'autre.
A mes six ans, ma maman à moi, l'est morte d'un cancer. Convenons que ce n'est pas vraiment un évènement agréable, surtout quand vot'famille bien-aimée vous a sorti un jour que 'Maman n'allait plus à l'hôpital parce qu'elle était guérie' alors que la vérité était plutôt du style 'Maman ne va plus à l'hôpital parce que ça ne servirait à rien, et qu'elle préférait mourir chez elle que dans un lit d'hôpital'. Bref, passons.
En troisième et quatrième année (j'suis belge, ça correspond 'au pif' à 8-9 ans), Andréa est partie dans une école à Wavre, et moi, j'ai continué dans ma p'tite école de village. On a continué à se voir, il n'y avait pas de différences, sauf qu'on ne râlait pas sur les mêmes profs, mais ce n'est pas vraiment la base d'une amitié, donc on s'en fichait de ne pas avoir les mêmes profs.
Cinquième, sixième année, première rénovée, deuxième rénovée, on est parties toutes les deux dans une école appellée le CEPES. (je viens d'entrer en troisième rénovée). Et on était toujours amies comme avant. Mais à la fin de notre deuxième rénovée, Andréa a appris que sa maman avait un cancer, et que sa vie se comptait en semaines, en mois, mais plus en années. Une très gentille psychologue lui a expliqué les effets de la maladie, et lui a expliqué qu'il valait mieux qu'elle ne voie plus sa maman parce qu'elle la verrait faible (conseils que je trouve débiles, en connaissance de cause, mais je ne suis pas psy, alors je respecte...sans approuver).
NB : Andréa est partie habiter chez son papa, divorcé, et a changé d'école.
Le souci se trouve dans le fait qu'entendre ma meilleure amie au téléphone pleurer, sans savoir quoi lui dire alors que j'étais dans le même cas, sans savoir lui expliquer que d'après moi, sa maman, elle devrait la voir, que c'est ce que je ferais, qu'elle devrait écouter son coeur plutôt que de m'écouter moi ou sa psy, bref sans savoir la consoler... Sa maman, je la connais bien, je l'aime beaucoup, quand ma maman à moi est morte, je passais beaucoup de temps chez elle... Alors, comment faire pour aider sa meilleure amie, en ayant eu le même cas de figure qu'elle, pour la consoler à propos de quelque chose où je pleurerais bien moi-même... Mais pleurer ne l'aiderait nullement...
[(J'te donne la plume, pour que t'inscrives, perpétuellement, la vie à construire)]
Louise Attaque
Louise Attaque
Re: Meilleure amie et soucis communs
Salut,
Tout d'abord, permet moi une remarque : elle est bien stupide cette spy!
Je pense comme toi que ta meilleure ami devrait aller voir sa maman car je pense qu'elles en souffrent toutes les 2. Moi, je n'ai pas vu mon père avant qu'il ne meure et maintenant, je le regrette car j'ai tant de choses à lui dire. Ta meilleure amie, elle, le peut encore.
Même si tes mots sont maladroits, dit lui ce que tu as ressenti lorsque ta mère a eu son cancer. Elle comprendra que tes paroles viennent du coeur. Je ne pense pas qu'elle s'attende à un discours de ta part. Tu fais déjà beaucoup pour elle en l'écoutant.
Voilà, c'est tout ce que j'ai à te dire. Bon courage pour la suite.
Tout d'abord, permet moi une remarque : elle est bien stupide cette spy!
Je pense comme toi que ta meilleure ami devrait aller voir sa maman car je pense qu'elles en souffrent toutes les 2. Moi, je n'ai pas vu mon père avant qu'il ne meure et maintenant, je le regrette car j'ai tant de choses à lui dire. Ta meilleure amie, elle, le peut encore.
Même si tes mots sont maladroits, dit lui ce que tu as ressenti lorsque ta mère a eu son cancer. Elle comprendra que tes paroles viennent du coeur. Je ne pense pas qu'elle s'attende à un discours de ta part. Tu fais déjà beaucoup pour elle en l'écoutant.
Voilà, c'est tout ce que j'ai à te dire. Bon courage pour la suite.
Re: Meilleure amie et soucis communs
Ca doit être vraiment dur, mais vu que tu es passée par là, tu es sans doute bien placée pour pouvoir la comprendre, et je pense que c'est très important. Dis-lui ce que tu as ressenti quand tu étais à sa place, dis-lui que tu as continué à voir ta mère et que tu n'as pas regretté.
Je crains aussi, comme toi, qu'elle regrette de ne pas avoir vu sa mère... Ca doit être terrible de voir souffrir sa mère sans rien pouvoir faire, mais je pense qu'avoir des regrets tout le reste de sa vie parce qu'elle n'a pas vu sa mère, c'est bien pire... Et pour sa mère, se dire qu'elle ne verra plus sa fille, ça doit être horrible aussi... Je connais pas la situation, je n'ai jamais vécu de chose semblable, mais je pense que c'est la dernière occasion pour elle de passer du temps avec sa mère. Si elle le fait pas, elle risque de le regretter, et ça risque d'être encore plus dur. Ce genre de regrets, ça dure toute la vie...
Je crains aussi, comme toi, qu'elle regrette de ne pas avoir vu sa mère... Ca doit être terrible de voir souffrir sa mère sans rien pouvoir faire, mais je pense qu'avoir des regrets tout le reste de sa vie parce qu'elle n'a pas vu sa mère, c'est bien pire... Et pour sa mère, se dire qu'elle ne verra plus sa fille, ça doit être horrible aussi... Je connais pas la situation, je n'ai jamais vécu de chose semblable, mais je pense que c'est la dernière occasion pour elle de passer du temps avec sa mère. Si elle le fait pas, elle risque de le regretter, et ça risque d'être encore plus dur. Ce genre de regrets, ça dure toute la vie...
Re: Meilleure amie et soucis communs
Et bien, merci à vous deux, je vais essayer d'appliquer tout ça..
[(J'te donne la plume, pour que t'inscrives, perpétuellement, la vie à construire)]
Louise Attaque
Louise Attaque






